L’Assemblée nationale au menu de la première édition du Cadre de dialogue citoyen (CDC)


Jeunes et adolescents, élèves, étudiants, chercheurs et hommes et femmes de médias ont pris d’assaut la salle de conférence de la librairie Siloé (Cocody-saint Jean) le samedi 23 décembre 2017, pour répondre à l’invitation de Génération Innovante. Et ce, dans le cadre de la première édition du cadre de dialogue citoyen (CDC) dont elle l’initiatrice. Au menu, l’Assemblée Nationale et la participation citoyenne.

Outre la présence du conférencier du jour, Alain Addra, Directeur des services législatifs de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, celles de Traoré Mariam, députée de Tengréla et de Dominique Adjé, député de Bouaflé ont donné un cachet spécial a cette rencontre.

De gauche à droite : Israël Guébo (Président de Génération Innovante), Honorable Dominique Adjé (Député de Bouaflé) et Honorable Mariam Traoré (Députée de Tengrela)

9h00. Main droite sur la poitrine, l’assistance chante en chœur l’Abidjanaise, l’hymne national de la Côte d’Ivoire. Israël GUEBO, président en exercice de de Génération Innovante, a ensuite planté le décor en faisant l’historique et en rappelant les objectifs de l’association.

À sa suite, le speaker du jour, Alain Addra a présenté de façon succincte l’Assemblée Nationale et expliqué son mode de fonctionnement, avant d’aborder les moyens dont disposent les citoyens pour participer à la vie de cette institution. Cet exposé a fait place à des échanges entre le conférencier et les participants.

Du financement de l’Assemblée nationale

Alain Addra a expliqué que l’Assemblée nationale jouit de l’autonomie financière. Ce qui devrait lui   permettre d’éviter, en principe, les pressions ou influences de l’exécutif. Son budget viré chaque premier jour ouvrable de l’année.

Salaire et conditions de travail des députés

Selon le conférencier, l’Assemblée nationale manque cruellement de personnel. Chaque député devrait avoir à sa disposition 2 à 3 personnes au minimum. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Évoquant leur salaire, les députés présents estiment qu’il est insuffisant car le député en Côte d’Ivoire est le plus souvent sollicité pour des questions sociales individuelles auxquelles il répond, même si ce n’est pas son rôle.

Accessibilité de l’Assemblée nationale

Un jeune participant posant ses questions au conférencier

Selon Alain Addra, il n’y a pas de procédure particulière pour suivre les débats parlementaires. D’ailleurs, des visites sont organisées pour permettre au grand public de se familiariser avec l’institution. Il suffit juste d’en faire la demande. Chaque député a une permanence dans sa circonscription. Le plus souvent, la situation géographique de ces dernières est méconnue du public. Il appartient donc aux citoyens chercher l’information qui les mènera à coup sûr à la rencontre de leurs représentants.

Corruptibilité du député

En dépit du fait que les députés soient des êtres humains, comme tout autre, Alain Addra a insisté sur le fait que les projets de loi ont, de tout temps, été âprement discuté. Même depuis l’époque du parti unique. Bien qu’il appartienne à une famille ou groupement politique, le député n’en demeure pas moins indépendant.

Enquêtes parlementaires

Les enquêtes parlementaires sont menées avec minutie. Le plus souvent, elles donnent des résultats même si ceux-ci ne font pas souvent l’objet de grandes médiatisation.

Il arrive que les députés choisissent d’entendre certaines autorités sur des questions qui touchent les populations. Ce fut le cas pour le scandale des déchets toxiques et plus récemment pour la chute du prix du cacao.

Communication sur les réseaux sociaux.

Interpelé sur le fait que les réseaux sociaux soient un véritable exutoire pour les ivoiriens et leur impact sur certains évènements (le cas du Burkina Faso), Alain Addra a indiqué que plusieurs députés, dont le président du parlement lui-même, sont déjà très présents sur les médias sociaux. Il a néanmoins promis de mettre tout en œuvre pour que l’institution améliore sa communication sur ces canaux, avec le concours de Génération Innovante.

Contestation des lois par le citoyen

En dehors du cadre électoral, le citoyen ne peut contester une décision que par l’entremise de l’élu(e) qu’il a mandaté(e) pour le représenter. « Nous sommes donc tous comptables des décisions prises par l’Assemblée nationale », a précisé Alain Addra.

Photo de famille

 

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