Yopougon : Des jeunes proposent des solutions contre la corruption


C’est l’Institut LKM de Yopougon (Abidjan) qui a abrité la session « GiTalk »* autour du thème : « vaincre la corruption ». Ce samedi 18 août 2018, ils étaient une vingtaine de jeunes à travailler en atelier sur « les causes, les conséquences » mais surtout dégager des « pistes de solutions qui seront transformées en actions sur le terrain ».

Premier constat fait par les jeunes dont l’âge varie entre 14 et (plus de) 35 ans : « la corruption est ancrée dans les gênes des Ivoiriens ». Tous les secteurs sont concernés.

Depuis le marché populaire jusqu’au sommet de l’Etat. On parle de près de 60 ans d’habitude… « et d’une institutionnalisation de ce fléau ». Selon eux, « c’est devenu presque normal quand tu proposes de l’argent à quelqu’un en échange d’un service ou de quelque chose d’autre qui devrait être gratuit ». « Tout cela est encouragé par «la valorisation et la promotion de la médiocrité (film, internet) », se désole l’une des participantes. Elle vient d’obtenir son diplôme du BEPC.

Les différents groupes de travail (en atelier) ont surtout indiqué que c’est un problème éducationnel. « Les enfants ont vu leurs parents faire, donc eux aussi ils le font… C’est devenu normal ».
Conséquence : le culte de la médiocrité qui agit sur la compétitivité des services et le développement du pays. Un élève qui n’a pas de bonnes notes, sait qu’avec un peu d’argent il peut passer en classe supérieure. Il lui suffit de corrompre les enseignants. Quelqu’un de non méritant peut occuper un poste de policier, médecin, ingénieur… peut avoir un poste parce qu’il a payé l’employeur. « L’argent a pris le dessus sur la compétence », déplore l’un des groupes de jeunes.

Des solutions et des actions !

L’exercice pendant cette session de discussion était aussi de trouver des pistes de solution qui pourraient être muées en actions concrètes sur le terrain.

Les participants à cette activité de discussion ont proposé de « sensibiliser les parents à envoyer leur enfant à l’école ». Ils ont souhaité qu’il y ai plus d’action « sensibilisation choc aux moyens des médias et des mass médias. (Clip, Chanson, Affichage) ». Enfin, « quelque chose d’essentiel », c’est d’«encourager et de promouvoir le travail bien fait ».

 

*GiTalk : Ce sont des sessions d’échange et de discussion organisé par l’association Génération innovante.